Interview Julie Saint-Clair, « Comment s’épanouir malgré une endométriose »

Interview de Julie Saint Clair, comment s'épanouir malgré une endométriose endoblog

J’ai découvert Julie Saint-Clair et son livre un peu « par hasard » en faisant quelques recherches pour la bibliothèque d’Endoblog.

Faute de temps, je n’ai pas encore eu l’occasion de lire son ouvrage, mais j’ai tout de suite été interpellé par ce petit bout de femme de 18 ans qui semble déjà malgré son âge avoir compris tant de chose de la vie et de la maladie.

Le titre de son livre très prometeur « Comment s’épanouir malgré une endométriose » aura terminé d’attiser ma curiosité, je devais impérativement la rencontrer.

Si comme moi, vous avez envie d’en savoir un peu plus sur elle, c’est par ici :

 

Interview Julie Saint-Clair, « Comment s’épanouir malgré une endométriose ? »

 

Julie Bonjour,

Tu as 18 ans, tu es étudiante en école de Prépa (Ecole de Commerce) et l’auteure de « Comment s’épanouir malgré une endométriose »

 

Peux-tu nous parler de ton livre ?

Mon livre est en 3 parties :

La première partie parle de mon témoignage, de ma situation juste après le diagnostic, j’explique les choses les moins joyeuses, les douleurs …

La seconde partie parle de comment s’entourer des bonnes personnes, se fier à l’intuition …

La troisième partie parle plus de mes routines, de mon « protocole » de méditation, d’excercices de créativité et de tout ce que j’ai mis en place.

 

Comment as-tu été diagnostiquée atteinte d’endométriose? Comment as-tu réagi à l’annonce du diagnotic ?

J’ai eu beaucoup de chance !

Mes premières règles sont apparus vers l’âge de 14 ans de façon très abondantes et douloureuses, mais j’arrivais à tenir.

Au bout d’un certain temps, j’ai commencé à avoir des douleurs 3 jours avant mes règles, pendant mes règles et 3 jours après.

J’ai changé de pillule ce qui a atténué mes douleurs pendant une période.

Malheureusement du jour au lendemain, après une crise avec de grosses contractions, mes douleurs de règles sont revenues et ne sont jamais reparties, depuis ce jour j’ai mal en permanence.

A la suite de cette grosse crise, j’ai été voir une gynécologue.

Elle m’a tout de suite parlé d’endométriose et comme elle ne s’y connaissait pas assez, elle m’a orienté vers un expert en endométriose.

J’ai passé un IRM auprès d’un radiologue expert et le diagnostic a été confirmé.

 

Avais-tu déjà entendu parler de cette maladie ?

J’avais vaguement lu un article en anglais sur ce sujet quelques mois au prélable.

Je me suis dit que ça n’avait pas l’air cool.

Je ne connaissais pas plus que ça, j’ai découvert sur le tas, je n’avais pas conscience de ce que cela impliquait.

 

Comment arrives-tu à adapter ta vie à ton handicap ?

J’ai créée une routine.

Je me lève à 6H du matin pour méditer, ensuite je fais 30 min d’écriture automatique pour « vider », je fais également de la cohérence cardiaque 3 fois par jour 5 min.

Je ne prends pas d’anti-douleurs, je ne supporte pas l’état de zombie dans lesquels ils me mettent.

Je fais encore du sport, mais comme je ne peux pas soulever de charge trop lourdes, je me contente de certains mouvements de fitness ou de marcher.

Je me couche vers 21H30 pour récupérer.

 

As-tu réfléchi à adapter tes choix de carrière professionnelle ?

Je n’y pense pas trop, je vis au jour le jour !

Mon objectif c’est de tenir ma Prépa.

Depuis un mois, je ne peux plus assister au cours à temps complet.

À cause de la ménopause artificielle  j’ai fais un gros burn out.

Je n’arrive plus à assumer de journées complètes, j’ai besoin de me reposer et de faire des siestes.

 

Interview de Julie Saint Clair, comment s'épanouir malgré une endométriose endoblog

 

Quelle est ta routine médecine douce ?

Reiki, acuponcture, osthéopathie, réflexion plantaire, hypnose méditation.

Quand j’ai 8 heures de devoirs, je prends un rendez-vous, je n’arrive pas à rester assise trop longtemps, mon corps a besoin de récupérer.

 

Quel budget investis tu dans ta santé et tes soins ? Es-tu prise en charge par la sécurité sociale ?

C’est très cher et il n’y a aucune prise en charge.

J’ai  la chance d’habiter chez mes parents et qu’ils prennent tout en charge.

 

Comment tes collègues de classe et tes professeurs réagissent face à ta situation ? Est-ce que la maladie t’affecte dans ta vie sociale et ta vie scolaire ?

Oui.

Il m’est arrivé de pleurer de douleurs pendant les cours, de fait, j’ai été obligé de les informer.

Majoritairement, tous sont empathiques et prévenants même si en Prépa la compétition reste présente.

Après, ils ne comprennent pas toujours mes absences et mes douleurs.

Pour eux, l’endométriose c’est juste des règles douloureuses point barre alors que parfois on affiche un sourire de surface.

 

Ce déclic du « retour à l’essentiel » d’où vient-il ? Comment s’est-il mis en place dans ta vie ?

Au bout de 2 ans de douleurs quotidiennes, je n’en pouvais plus, je me suis imaginée dans 10 ans et je me suis dit que ce n’était pas possible, je devais changer quelque chose.

En parrallèle, j’ai été contrainte de m’aider moi même, j’avais pris rendez-vous avec un gynécologue mais il y avait un mois d’attente. J’ai cherché comment me soulager et je me suis souvenue d’un livre que m’avait conseillé mon osthéo pour apprendre à méditer.

Le témoignage d’Imani m’a beaucoup aidé, quand je vois qu’elle arrive à faire des concerts, à chanter malgré la douleur, je me sens inspirée.

 

Pourquoi avoir décidé d’écrire ce livre ? 

Je me suis apperçue que j’avais fais beaucoup de tests et que beaucoup ne connaissait pas ses pratiques.

Un jour, je parlais de mon projet d’écriture avec une copine et une dame qui m’a entendu m’a demandé tout mes contacts et m’a encouragé à écrire mon livre.

Je n’avais écrit que 2 pages, ses encouragements ont été pour moi le signe que je devais le terminer.

 

De nouveaux projets sont-ils dans les tuyaux ?

Oui, le Tome 2 de mon livre est en cours d’écriture.

J’ai également une page Facebook Endosemble ou je compile des témoignages.

J’ai un blog un peu plus personnel ou je parle de tout sauf d’endométriose.

 

Si tu devais résumer l’endométriose en 2 mots ?

  • Handicap
  • Opportunité

 

Penses-tu qu’on puisse » guérir » de l’endométriose ?

J’en suis convaincue !

Quand on voit que certains guérissent leur cancer par la pensée, pourquoi pas nous ?

 

Quelles pensées positives t’aident à tenir le cap dans les moments difficiles ?

Je me répète en boucle que tout passe. Je n’écoute pas mes pensées négatives.

 

Peux-tu nous délivrer 2 de tes meilleures astuces pour soulager les symptômes d’endométriose ?

Je me repose beaucoup sur le sport.

Comme j’ai tout le temps mal, je n’ai pas vraiment d’astuces.

Pendant les grosses crises, un bon bain et une bouillotte m’aide un peu.

 

Aujourd’hui, tu acceptes et vis toujours avec l’endométriose au quotidien, quels sont tes conseils aux lectrices d’endoblog.fr pour être heureuse malgré la maladie ?

Il faut développer vos centres d’interêts, avoir des projets qui vous enthousiasme en dehors de la maladie.

Avoir pleins de « petites prises » comme en escalade.

 

Julie merci du fond du cœur d’avoir accepté cette interview et de t’être livrée un peu plus à nous toutes.

 

Avez-vous lu son livre les filles ? Qu’en avez-vous pensé ?

Retrouvez son livre dans la bibliothèque. *

 

 

*Pour tout achat shopping à travers Endoblog, une commission sera reversée à la lutte contre l’endométriose. (Liens affiliés)

 

 

 

 

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