Mes 7 étapes pour mieux vivre avec l’endométriose

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L’endométriose est parfois « vendue » dans les médias comme une  maladie asymptomatique.

Dans la réalité, pour une grande partie des endogirls, il s’agit d’une maladie extrêmement douloureuse et souvent à la source de grandes souffrances psychologiques, c’est pourquoi aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler des 7 étapes à franchir pour apprendre à mieux vivre avec l’endométriose.

Je pense que certaines d’entre vous se retrouveront dans ce chemin que j’ai parcouru personnellement et je suis curieuse et impatiente de lire vos commentaires 😉

 

Étape 1 : Pleurer

Il faut dire que j’étais en état de choc. Je n’avais jamais entendu parler d’endométriose et je ne connaissais rien de cette maladie.

Je n’avais que des bribes d’information, celles que m’a donné la gynécologue à ce moment (infertilité, opération, kyste ovarien, fibrome utérin) et cerise sur le gâteau, j’étais à des kilomètres de chez-moi en déplacement professionnel, à l’hôtel, très malade et seule.

 

Étape 2 : Avoir peur

En 10 minutes de consultation, on vous en dit trop peu.

Pour mieux comprendre, vous commencez à chercher sur internet et rien ne répond vraiment à vos questions.

Tous les cas d’endométriose sont différents, les atteintes et les symptômes aussi, vous ne savez pas à quoi vous attendre et partout, vous lisez : « Infertilité blabla infertilité blabla infertilité  »

 

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Étape 3 : Déprimer

Vous apprenez en parlant avec les médecins spécialisés que l’endométriose est une maladie incurable et évolutive.

Vous commencez à tout remettre en question, vos rêves de maternité, votre choix de carrière …

L’angoisse du futur vous serre dans ses griffes :

  • Votre style de vie va-t-il s’adapter à votre nouvelle situation ?
  • Comment vivre ainsi ?
  • Et votre mec dans tout ça, va-t-il rester ?

 

Étape 4 : Exprimer votre colère

  • Pourquoi moi ?
  • Comment ça y a pas de cure ? On est en 2016 merde !
  • Vous n’avez rien pour soulager la douleur ? Je dois souffrir comme ça en silence ^^  Allonge toi ! Je vais marcher sur ton utérus, tu vas voir.
  • Putain de lobby pharmaceutique, c’est plus rentable pour eux qu’on soit malade que de nous proposer un traitement !
  • L’argent fait vraiment tourner le monde !
  • Hey, la voisine, tu ne peux pas faire taire ton gosse stp ^^
  • C’est décidé, je ne sors plus, les femmes enceintes sont toutes contre moi.
  • Je le sais, sniff, je te dis, sniff, elles me traquent ^^

Cette étape a été pour ma part, la plus compliquée, mais grâce à l’aide d’un excellent profesionnel et beaucoup de volonté j’ai appris à avancer pour accepter et commencer à vivre sereinement.

 

Étape 5 : Accepter

Vous comprenez petit à petit que vous n’avez pas le choix, vous allez devoir apprendre à vivre avec la maladie.

Le véritable challenge n’est pas de guérir, mais de gagner en qualité de vie comme disent les médecins.

Vous faites preuve de résilience, vous cherchez des « solutions » pour vous soulager et vous commencez à vivre au jour le jour.

Vous profitez des moments simples de bonheur entre deux crises et trois siestes.

 

Étape 6 : Prendre des décisions

 

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Étape 7 : Choisir son équipe

À ce stade, deux équipes d’endogirls existent.

NB: Il n’y a pas de mauvaise équipe 😉

 

La team Carpe Diem :

Pour celles qui ne souhaitent rien changer.

Vous trouvez que vous souffrez déjà bien assez comme ça.

Pour vous, changer votre style de vie est une souffrance supplémentaire, pas besoin d’ajouter à la douleur, de la frustration.

 

La team Slow Lifestyle :

Pour celles qui sont prêtes à tout pour aller mieux.

Quitte à devenir un peu des cobayes et à tester des trucs « loufoques« .

Je fais partie de cette team, « les prêtes à tout » enfin presque si cela reste dans le naturel.

 

Pourquoi j’ai choisi la team Slow Lifestyle ?

Je suis pro médecine douce depuis toujours, sensible aux astuces de grand-mère qui marchent et aux ressources naturelles qui nous entourent.

Je suis sensible au bien-être, depuis peu à l’écoute de mon corps et je suis devenue réaliste et responsable face aux conséquences de notre alimentation et de notre consommation sur notre santé.

Avant l’annonce du diagnostic d’endométriose, ma façon de penser était identique, mais je ne prenais pas le temps.

Je courrais partout entre un boulot hyper passionnant mais, très prenant, des déplacements professionnels et des cours du soir pour obtenir mon master.

Je dormais très peu, j’étais fatiguée et déjà malade sans le savoir.

J’ai poussé mon corps à bout sans l’écouter, obsédée par la réussite et la reconnaissance.

 

Je mangeais mal ou trop riche et très fréquemment au restaurant ou sur le pouce. Je ne faisais plus de sport.

Je ne prenais plus de temps pour moi, ma famille et mes amis.

La tête dans le guidon, je vivais au quotidien à l’opposé de ma vraie philosophie de vie par manque de temps, par gourmandise, par peur et aussi par habitude.

 

Et puis, mon médecin m’a expliqué comment adapter son hygiène de vie à l’endométriose et c’est là que tout à commencer, step by step et en douceur, j’ai commencé à mieux vivre avec l’endométriose.

 

Et vous les filles, vous en êtes ou dans les étapes ?  Team Carpe Diem ou Team Slow Lifestyle ?

 

 

 

 

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